Économie internationale — quiz
10 questions · 2 cas pratique(s) · une seule réponse est correcte par question · touches 1 à 4 pour répondre.
1. Un pays A produit tout plus efficacement qu'un pays B. Ont-ils intérêt à échanger ?
C'est la leçon de Ricardo : même sans avantage absolu, B a un avantage comparatif là où son coût d'opportunité est le plus faible. La spécialisation et l'échange augmentent la production totale. Revoir la notion : Pourquoi échanger : les avantages comparatifs
2. Qui paie en premier lieu un droit de douane américain sur une bouteille de vin français ?
Le droit de douane est acquitté par l'importateur du pays qui l'impose, puis largement répercuté sur ses consommateurs. L'exportateur perd des ventes ou baisse ses prix. Revoir la notion : Libre-échange et protectionnisme
3. Quel argument soutient un protectionnisme temporaire selon Friedrich List ?
List défend un « protectionnisme éducateur » : protéger temporairement une industrie jeune jusqu'à ce qu'elle puisse affronter la concurrence internationale. Revoir la notion : Libre-échange et protectionnisme
4. Pourquoi les chaînes de valeur mondiales sont-elles vulnérables ?
Plus la production est découpée entre pays, plus elle dépend de chaque maillon : les perturbations du détroit d'Ormuz en 2026 l'ont rappelé. Revoir la notion : Mondialisation et chaînes de valeur
5. En 2025, la France a un déficit des biens mais un solde courant bien moins déficitaire. Pourquoi ?
L'excédent des services (+ 45,4 Md€ en 2025) compense une large partie du déficit des biens (− 58,0 Md€ en balance des paiements) : le solde courant n'est que de − 11,6 Md€. Revoir la notion : La balance des paiements
6. Un touriste américain achète un croissant à Rennes. Dans la balance des paiements française, c'est :
Les dépenses des non-résidents en France (voyages) sont des exportations de services, même si le produit ne quitte pas le territoire. Revoir la notion : La balance des paiements
7. L'euro passe de 1,17 $ à 1,15 $. L'euro :
Un euro qui s'échange contre moins de dollars perd de la valeur : il se déprécie. Les importations payées en dollars (pétrole) coûtent un peu plus cher en euros. Revoir la notion : Le taux de change
8. Selon le « triangle d'incompatibilité » de Mundell, un pays ne peut pas avoir à la fois :
Il faut choisir deux des trois. La zone euro a choisi changes fixes internes (monnaie unique) et libre circulation des capitaux : ses membres ont renoncé à une politique monétaire nationale. Revoir la notion : Le taux de change
9. Combien de pays utilisent l'euro en 2026 ?
La Bulgarie est devenue le 21e membre de la zone euro le 1er janvier 2026. L'Union européenne compte, elle, 27 États membres. Revoir la notion : L'euro et la zone euro
10. Pourquoi un choc asymétrique est-il difficile à gérer dans la zone euro ?
Sans monnaie nationale ni taux propres, le pays touché doit s'ajuster par ses prix, ses salaires, la mobilité du travail ou des transferts budgétaires, souvent plus lents et plus douloureux. Revoir la notion : L'euro et la zone euro
Cas pratiques
Cherche d'abord au brouillon, puis déplie la correction.
Énoncé
Le caviste voisin de Léa exportait un tiers de ses vins vers les États-Unis. Après les hausses de droits de douane américains, ses ventes vers ce pays chutent, comme celles de toute la filière (− 39 % pour les vins au 4e trimestre 2025 sur un an).
- Qui supporte le coût du droit de douane ?
- Quelles stratégies peut adopter le caviste ?
- Quels risques d'une riposte européenne ?
Correction
Le droit de douane est payé par l'importateur américain et en grande partie répercuté sur le consommateur américain ; mais le caviste en subit l'effet par la baisse de ses ventes, ou par des prix qu'il doit réduire pour rester compétitif. Il peut chercher d'autres débouchés (Asie, Europe), monter en gamme sur des produits moins sensibles au prix, ou partager l'effort de prix avec son importateur. Une riposte européenne protégerait certains producteurs mais renchérirait les importations américaines pour les consommateurs et entreprises européens, et risquerait une escalade (guerre commerciale) dont tous sortent perdants.
Énoncé
Un commentateur affirme : « La France a un déficit commercial de 69 milliards : elle s'appauvrit de 69 milliards par an. »
- Que penser de cette affirmation ?
Correction
L'affirmation est fausse à plusieurs titres. Le solde des biens n'est qu'une partie des échanges : la France dégage un large excédent de services (+ 45,4 Md€ en 2025) et son solde courant n'est que de − 11,6 Md€ selon la Banque de France (les douanes et la balance des paiements n'utilisent d'ailleurs pas les mêmes conventions : − 69,2 Md€ contre − 58,0 Md€ pour les biens). Un déficit courant signifie que le pays dépense plus qu'il ne produit et se finance à l'étranger : ce n'est un problème que s'il est durable et finance de la consommation plutôt que de l'investissement. Enfin, les importations apportent aussi des biens utiles, moins chers ou introuvables sur place.